ON REPRESENTE MANTES, LES SEKIS, BANDITS ET PULKRAS

ON REPRESENTE MANTES, LES SEKIS, BANDITS ET PULKRAS

# Postato lunedì 29 agosto 2005 15:17

Modificato venerdì 28 aprile 2006 07:25

MON ESPRIT PART EN COUILLES - 1995

MON ESPRIT PART EN COUILLES - 1995
Le maxi sorti chez Ghetto Youth Progresss.
5 versions du morceau.


Introuvable

# Postato lunedì 29 agosto 2005 15:14

Modificato venerdì 28 aprile 2006 07:24

A l'origine, STK

A l'origine, STK
Expression Direkt est issu du posse STK (Soul Terrifik Kidz), basé à Mantes-la-Jolie.
Créé en 1986 par Mast et Eliott, c'était au départ un crew dont les membres venaient de toutes les banlieues de Paris et les valeurs du Hip Hop en étaient les éléments de base. Ces fondements viennent de la culture de la rue.
Le posse a fait sa réputation par le tag, le graffiti, la danse, et a très vite pris de l'ampleur. Le plus gros de l'effectif venait de Mantes-le-Jolie (Eliott, Kriz, Heso, Meday, Died, Crom, Hade, Dek, Kertra, Weedy, Delta, Ted, Sfer, Cose Warner, Flash, Walise...) et de la banlieue sud (Mast, Phe, Kent, Spear, Steevy...) mais certains membres venaient des autres banlieues (Saxo, Pheno, Does...).
A la fin des année 80 et début des années 90, la bande a une réputation assez justifiée de posse de crapuleux. Les médias parlent à cette époque de "bandes" qui dépouillent et règlent leurs comptes comme dans "Colors".
A cette période, les bandes se retrouvent à la gare de Lyon, à Chatelet, au Trocadero.
Les soirées se passent un peu partout dans la banlieue. Aujourd'hui, on se rappelle surtout des vendredis soirs au Globo mais il y eu beaucoup d'endroits où se retrouvaient ce que "Le Parisien" appelait les "Zoulous".
Il arrivait que l'on doive passer 2 heures dans les trains et RER pour rejoindre une "Zulu Party" ayant lieu dans une banlieue éloignée.
Un des buts du Hip Hop est de devenir le média principal des milieux défavorisés. La banlieue est donc le terrain priviligié pour tous ceux qui revendiquent leur appartenance au Hip Hop.
Cette culture est pacifique mais elle est aussi, et essentiellement le seul espace où peuvent exister les jeunes des cités, éternels laissés pour compte.
Chacun cherche à briller au sein d'un mouvement où se reconnaissent les initiés.
Les STK représentent le 78 et beaucoup de ses membres viennent du Val Fourré.
Mais il ne s'agit seulement d'une bande de dépouilleurs et de racailles se contentant d'expéditions commerciales sur Paris. Meday, le leader des STK, fait de cette bande un véritable vivier de talents. Faire valoir la force développée dans les cités dans un contexte hostile.
Médias et pouvoirs publics ignorent tout de la population des banlieues qu'ils considèrent comme un problème.
Le "problème des banlieues", le "problème de l'immigration", le "problème de l'intégration" etc...Des mots qui deviendront plus tard "l'affaire du foulard", le "mal de vivre des banlieues", les "zones de non-droit", les "tournantes"...
Quand on est Arabe ou Noir, hors du quartier, on est en terrain hostile.
Le Hip Hop doit représenter le quartier.
Dés le début des années 90, STK est une organisation viable et développe ses activités dans diverses directions.
Les STK juniors remportent le championnat d'Europe de Break Dance.
Les Rappers du posse se font connaître par la scène.
Sur la radio RDC de Mantes, qui démarre, les STK animent des émissions où les freestyles sur de la Soul s'enchainent avec des "talk-shows" révolutionnaires qui appellent à l'unité et à l'émancipation des ghettos, arabes, noirs, blancs, toutes les classes populaires.
C'est au sein de cette nébuleuse que se développe Expression Direkt.
Ils feront leurs premières scènes partout où cela sera possible, à commencer par le Val Fourré. A l'époque, à Mantes, les jeunes sont "à la Kiss", et Express D rappe beaucoup sur des instrus Soul ou sur du Zapp. Sur la scène, ils apprennent le dialogue avec le public et on les remarque à Paris, à l'espace Ornano, avec les NTM qui débutent aussi, puis au Rex Club et à l'Institut du Monde Arabe en 91 lors d'une soirée Hip Hop historique, où leur prestation fera date. Avant eux, on a jamais vu de rappers représenter la cité avec autant de réalisme. Ils détonnent dans le milieu Hip Hop avec leurs attitudes de "reurtis", leur look 100% cité. En les voyant arriver, tout le monde pense qu'il s'agit d'une bande de racailles. Quand ils prennent le micro, ils heurtent par leur description crue de la vie dans le quartier et par leur message direct, qui ne cherche pas à "positiver" ce qu'ils ont à dire.
"Expression Direkt ça veut dire qu'on ne va pas passer par des détours pour te dire d'aller te faire enculer"
C'est sur ce postulat de départ que le groupe a démarré sa carrière.
Le message, tout aussi explicite, raconte le quotidien des membres du groupe et de leur entourage.
La vie réelle, au travers d'un prisme universel. Qui mieux que les principaux acteurs peuvent parler de ce que vivent les gens des quartiers?
Alors que la majorité des rappeurs cherchent à séduire le Show Biz en parodiant les rappeurs américains, le posse de Mantes fait du rap naturellement.
Le but n'est pas de faire de la dance mais de véhiculer un mode de vie, des idées, comme l'avaient fait avant eux NWA ou Public Enemy.

(...à suivre)

# Postato venerdì 19 agosto 2005 08:00

Modificato sabato 15 marzo 2008 02:33

24 HEURES D'UN M.C YEGRI /// L'ALBUM DE WEEDY

24 HEURES D'UN M.C YEGRI /// L'ALBUM DE WEEDY
Un album qu'il faut avoir!
Inclus le DVD documentaire qui retrace l'épopée d'Express D avec des interviews, des extraits de concerts, d'émissions de télé, des clips...

# Postato sabato 13 agosto 2005 17:58

Modificato venerdì 28 aprile 2006 07:08

Est-ce que le D est terminé????

Est-ce que le D est terminé????

# Postato giovedì 07 luglio 2005 19:08

Modificato venerdì 28 aprile 2006 07:07